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Martial Victorain est né le 5 mars 1965 à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain où il grandit à la campagne. Second d’une fratrie de trois, il passe son enfance au cœur d’un jardin d’étoiles, dans un délicieux petit village accroché aux contreforts du Revermont. C’est là, à deux pas des gorges de la rivière d’Ain qu’il se nourrit de choses simples : de la nature, du calme d’hivers enneigés propices à la rêverie et aux lectures. Mais aussi des champs de coquelicots, d’une enfance qui barbouille les genoux de mercurochrome et colore les lèvres au vermillon cerise. C’est là encore, sous ce ciel où paissent des troupeaux de nuages et où veille un berger d’or que naissent ses premières écritures.

Après avoir traversé une scolarité ennuyeuse et chaotique qui s’avérera être un parfait échec, dont il dit aujourd’hui avec le plus grand sérieux : « cet échec, c’est ma plus belle réussite… » Martial Victorain se fabrique à l’école de l’autodidaxie, pratique quantité de petits boulots avant de devenir journaliste. Amoureux invétéré des mots et du langage, ce passionné de la métaphore s’en prend d’abord aux poètes maudits du XIXe siècle, avant de découvrir les contemporains : Jacques Prévert, Paul Eluard, Marguerite Yourcenar et tant d’autres qu’il parcourt, décortique, découvre et redécouvre sans jamais se lasser. Puis il se tourne vers les chansonniers, ceux qui ont quelque chose à dire et le revendiquent avec de belles phrases dans de belles formules : Jacques Brel, Léo Ferré, Georges Brassens, Jean Ferrat, ou Claude Nougaro. Mais aussi Renaud, qu'il rencontre à plusieurs reprises tout comme Jacques Higelin, Yves Duteil ou encore, Richard Desjardins… Tous ceux parmi les textes desquels il apprend la mécanique de l’écriture et la construction d’une histoire. Il est en apprentissage. « Le plus dur étant de les faires courtes. Faire tenir une histoire, toute une vie en quelques lignes, c’est compliqué. En centaines de pages, cela l’est beaucoup moins déjà. »

Parallèlement, il découvre Jean Giono pour lequel il se passionne, l’homme, mais aussi sa région qui l’influence, l’inspire et dont il tombe littéralement amoureux. Viennent ensuite Albert Camus, Émile Zola, Richard Matheson, Bernard Clavel (dont il fut voisin de village), Frédéric Dard et tant d’autres... Parcourant les écrits et les styles d’une littérature hétéroclite, vient alors le temps de se mettre à l’épreuve. Il élabore une centaine de chansons dont il en interprétera certaines. Mais déçu par le manque de motivation des musiciens avec lesquels il « bricole », il cède au désenchantement et lâche le micro. Il écrit en 1985 un conte naïf pour enfants « SWAN LE PETIT MUSICIEN ET LE VIOLON MAGIQUE » qui sera joué au théâtre de la ville de Bourg-en-Bresse. Il publie ensuite en 1987, un recueil sans orgueil de chansons et « micronouvelles » naïves qui paraît sous le titre de : ENE IZAR MAITEA  (disponible chez Amazon). Puis, en 1989, il participe, en écrivant 5 textes originaux, à un spectacle joué par des enfants et commémorant le bicentenaire de la Révolution française.

Il enchaîne sur la construction d’un premier roman qui restera en suspend, mais dont les brouillons sont conservés... « Pour plus tard peut-être…, »se dit-il alors, sans trop y croire vraiment. C’est l’heure de la traversée du désert : longue, interminable, douloureuse avec très peu d’écrits. Une multitude de petits boulots alimentaires et pas mal de déboires. Et puis un matin de printemps, après le désert vient l’océan... Il piétine le dernier grain de sable début 2011 et se remet à y croire. Il se jette à l’eau et arrivent 80 pages en 3 semaines !

On est au mois de mai. En septembre, le premier roman est né. Il parait en librairie un an plus tard et porte un titre évocateur peut-être et involontaire sûrement :
SUR LES TRACES D'UN ANGE
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Martial Victorain, marié et père de 3 enfants, se consacre aujourd’hui exclusivement à son chemin d’écriture et la promotion de ses romans.

Boulimique d’écriture, Martial Victorain assure à ses lecteurs avoir de la réserve sous la plume, et même un sacré paquet.